La question est-elle « vite répondue »?

La vie sur les réseaux sociaux a été marquée, au début de l’été, par une vidéo virale, ou plutôt une série de vidéos virales, dans lesquelles la personne à l’écran proposait une alternative plutôt ridicule à laquelle il répondait avec assurance : « la question elle est vite répondue ». (Si vous ne voyez pas de quoi il est question, rassurez-vous, vous n’avez rien perdu, mais si la curiosité vous pique, c’est par ici)

Pourquoi un tel buzz ? Peut-être que la formulation « la question elle est vite répondue » opère sur notre esprit comme un bouton de moustique sur notre peau… ça nous démange et nous énerve et on y retourne inlassablement malgré nous.

Bref, si vous êtes comme moi, vous avez d’abord vu une des nombreuses parodies, pour ensuite voir l’original afin de comprendre la parodie… soit dit en passant, les parodies étaient parfois mieux faites que les vidéos originales.  

Revenons à cette question, ou plutôt à cette réponse, car elle est quelque part assez symptomatique de notre époque où nous ne prenons plus le temps de nous poser les bonnes questions, et si nous le faisons, les réponses que nous apportons sont trop souvent hâtives et formatées.

Mais au fond, qu’est-ce qu’une bonne question ?

Une bonne question c’est une question qui est en phase avec ce que nous souhaitons découvrir du monde. C’est notre intelligence qui s’ouvre à l’inconnu à partir de ce qu’elle connaît déjà ; de ce fait elle s’apprête à recevoir un certain type d’information. Si je me demande « combien ?», je vais intégrer une information chiffrée; si je me demande « quand ? », ce sera une information de nature temporelle.

Dès lors, la question que je pose s’appuie nécessairement sur une série de présupposés plus ou moins structurants : poser une question est rarement totalement neutre. Il y a en effet toujours un enjeu de cohérence entre ce qui est supposé, ce qui est connu, et ce qui est recherché.

Ainsi, les questions que nous nous posons structurent notre rapport au monde, nous avons chacun nos préférences, là où certains demanderont « comment ? » d’autres demanderont « pour quoi ? ».

Connaître les questions qui émergent prioritairement en notre esprit est aussi une façon de manager avec philosophie. Cela permet non seulement de mieux connaître son propre fonctionnement mais aussi de mieux appréhender celui de notre interlocuteur.

L’outil de connaissance de soi « Prédom » permet d’établir un inventaire de nos questions prioritaires et par conséquent de la façon dont nous passons à l’action.

François-Xavier Faure, certifié praticien Prédom.

Pour en savoir plus sur le Prédom :

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